Gianni Infantino face à des demandes de démission dans le contexte d'une polémique autour de la Coupe du Monde
Newsroom

Le président de la Fifa, Gianni Infantino, a été confronté à des demandes de démission alors que Gary Lineker rejoignait la réaction à la controverse de la Coupe du Monde. Infantino a été vivement critiqué pour avoir annulé la suspension de Folarin Balogun, une décision prise après une apparente ingérence de Donald Trump. Le 7 juillet 2026, Harry Latham-Coyle a rapporté que Trump s'était vanté d'avoir contacté Infantino pour demander un examen de la sanction de Balogun, ce qui lui a permis de participer à la défaite des États-Unis lors des huitièmes de finale contre la Belgique.
L'ancien entraîneur de Liverpool, Jurgen Klopp, a également appelé à la démission d'Infantino au sujet de l'incident Balogun. Balogun avait été expulsé lors du match contre la Bosnie-Herzégovine, mais un comité disciplinaire de la FIFA a suspendu sa sanction, lui permettant de jouer contre la Belgique. L'amitié de longue date entre Trump et Infantino, illustrée par le fait que Trump a reçu le "Prix de la paix de la Fifa" en décembre, a suscité de vives critiques dans le milieu du football. Klopp a décrit la situation comme une folie, remettant en question la légitimité des décisions prises en raison de l'ingérence politique.
Lineker, ancien attaquant de l'Angleterre, a suggéré que l'entraîneur des États-Unis, Mauricio Pochettino, aurait dû envisager de laisser Balogun de côté pour la rencontre contre la Belgique. Il a reconnu la puissance de la Belgique, mais a exprimé qu'il aurait été préférable pour Balogun ou Pochettino de faire passer l'intégrité du sport en premier.
Infantino a également été condamné par son prédécesseur, Sepp Blatter, qui a été suspendu pendant huit ans, ainsi que par l'UEFA. Les appels à la démission d'Infantino émanaient non seulement de figures du football comme David Bernstein, ancien président de la Football Association (FA), mais aussi de politiques britanniques. Bernstein a souligné l'importance des règlements universels dans le football, déclarant que la question sapait l'intégrité du sport.
Le leader des Libéraux-Démocrates, Sir Ed Davey, a affirmé que "Infantino doit partir", en soulignant que la Coupe du Monde, où qu'elle se déroule, appartient aux fans et non à des individus comme Trump. Infantino, président de la Fifa depuis 2016, a confirmé plus tôt cette année son intention de se représenter pour un nouveau mandat de quatre ans en 2027.
Source : independent.co.uk.