Statistiques de la Coupe du Monde 2026
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La Coupe du Monde 2026 est marquée par le deuxième titre de l'Espagne, l'élargissement à 48 équipes et les controverses autour de l'Argentine. Cependant, ce tournoi a également laissé derrière lui une collection de chiffres souvent passés inaperçus. Les records de buts, les performances individuelles, les tendances des paris et les températures étouffantes racontent une autre histoire de cette édition.
Publié le : 24/07/2026 - 18:11
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a assisté à 24 des 72 matches de la phase de groupes, tandis que le président américain, Donald Trump, n'a assisté qu'à la finale. Gianni Infantino avait promis auparavant que la Coupe du Monde serait plus grande et vise à devenir "l'événement sportif le plus réussi de l'histoire." Avec 48 équipes, 104 matchs et trois pays hôtes, cette édition était effectivement exceptionnelle. Les statistiques semblent valider cette affirmation en partie, puisque les filets des États-Unis, du Canada et du Mexique ont tremblé 308 fois, avec une moyenne de près de trois buts par match (2,96 exactement). Seules sept rencontres se sont terminées par un score de 0-0. Le zéro est également le nombre de buts marqués par le Panama, la seule équipe à être restée muette de son premier au dernier match. L'Espagne a construit son deuxième titre sur une défense presque infranchissable, n'ayant encaissé qu'un seul but en huit rencontres.
L'élargissement à 48 équipes visait à offrir davantage d'opportunités aux nations moins habituées aux grands tournois. Certaines en ont profité, comme le Paraguay qui a créé la sensation en éliminant l'Allemagne, quadruple championne du monde, après une absence de 15 ans de la Coupe du Monde, mettant également la France en difficulté durant plus de 70 minutes en huitièmes de finale. Orlando Gill, le gardien paraguayen, a terminé le tournoi avec 28 arrêts en six rencontres, soit près de cinq par match. Les dix sélections africaines engagées ont vu neuf d'entre elles atteindre les seizièmes de finale, le Maroc allant jusqu'en quarts de finale.
En revanche, certaines grandes nations repartent avec des chiffres beaucoup moins flatteurs. L'Argentine, finaliste malheureuse, a terminé la finale sans cadrer le moindre tir pendant le temps réglementaire—une statistique presque inimaginable pour une équipe qui semblait destinée à un nouveau titre quelques jours plus tôt.
En ce qui concerne les distances, Kylian Mbappé a atteint une vitesse de 37,6 km/h lors du tournoi, avec seulement 0,6 km/h le séparant du deuxième joueur le plus rapide, Anthony Elanga. L'Espagnol Rodri a parcouru près de 84 kilomètres en sept rencontres, l'équivalent de deux marathons. Un minimum de temps de jeu a été établi avec un espagnol Iglesias et le ghanéen Rahman, chacun ayant joué une minute. En revanche, Emiliano Martinez, le gardien argentin, n'a manqué aucune minute, ayant disputé les 934 minutes du parcours de l'Albiceleste jusqu'à la finale, sans jamais être remplacé.
Les joueurs ont également été confrontés à une chaleur extrême pendant le tournoi, avec des températures atteignant 38 °C lors du match des huitièmes de finale entre la France et le Paraguay, disputé au Philadelphia Stadium, l'un des rares stades non climatisés. Le groupe Scientists for Global Responsibility avait d'ailleurs prédit que cette Coupe du Monde serait la plus polluante de l'histoire, au vu du peu d'intérêt du président de la FIFA pour le changement climatique. Pendant la phase de groupes, Gianni Infantino a assisté à 24 des 72 rencontres, soit une moyenne de deux matchs par jour, représentant parfois près de 5 000 kilomètres en une journée, le tout en jet privé.
À l'inverse, Donald Trump n'a assisté qu'à un seul match, la finale, disputée au MetLife Stadium, à New York. En termes de paris sportifs, cette Coupe du Monde a également été marquée par une augmentation en France, atteignant 1,3 milliard d'euros de mises, soit plus du double de l'édition 2022, en raison des multiples pauses fraîcheur. Environ 15 000 joueurs ont réalisé plus de 500 paris chacun, la demi-finale France-Espagne du 14 juillet étant devenue le match ayant généré le plus de paris sportifs depuis 2010, avec 63 millions d'euros de mises engagées en ligne.
Source : rfi.fr.