À qui est le temps ? Par Patrick Omorodion
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Dans sa récente chronique, Patrick Omorodion discute des défis actuels auxquels la FIFA et son président, Gianni Infantino, sont confrontés. L'article revient sur les événements de 2015, lorsque Joseph Sepp Blatter, alors président de la FIFA, a été impliqué dans des controverses majeures qui ont conduit à sa démission. Blatter a été mêlé à un scandale financier impliquant un paiement à Michel Platini, qui a entraîné une enquête plus large sur les officiels de la FIFA. En fin de compte, tous deux ont été blanchis des accusations de fraude, mais cet incident a provoqué un changement de leadership, Issa Hayatou prenant temporairement la présidence par intérim.
Omorodion souligne qu'avec Blatter hors du jeu, beaucoup s'attendaient à ce que les fédérations africaines soutiennent Mosima Gabriel "Tokyo" Sexwale lors de l'élection suivante. Au lieu de cela, elles ont soutenu Gianni Infantino, qui a finalement remporté la présidence avec un vote majoritaire, propulsé par le soutien des électeurs africains après le premier tour.
Dix ans plus tard, Infantino se retrouve à nouveau dans la tourmente, en particulier concernant la position de l'UEFA sur son leadership. Les critiques ont remarqué son alignement avec le président américain Donald Trump, notamment à propos des décisions prises pendant la Coupe du Monde. Les récentes démarches d'Infantino pour vendre une part des revenus futurs de la Coupe du Monde sans consulter les parties prenantes ont suscité un fort contrecoup, et les appels à sa démission se font de plus en plus nombreux.
Alors que la FIFA se prépare pour son Congrès en mars 2027 à Rabat, au Maroc, Omorodion pose une question cruciale : Infantino survivra-t-il à cette période tumultueuse ? Avec les associations membres actuellement divisées dans leur soutien, l'issue de l'élection paraît précaire. L'article cite des figures clés, dont Sheikh Salman bin Ibrahim Al Khalifa et Aleksander Čeferin, qui pourraient défier Infantino, mettant en lumière les tensions croissantes au sein de la FIFA.
Le paysage de la gouvernance de la FIFA est complexe, car différents groupes régionaux sont en désaccord. L'UEFA, qui exerce une influence considérable grâce à ses contributions financières, s'oppose ouvertement à Infantino, tandis que les fédérations africaines restent solidaires de ses plans commerciaux. La répartition des votes entre les régions suggère que le destin d'Infantino pourrait dépendre des alliances formées dans les mois précédant l'élection. Étant donné les dynamiques changeantes, Omorodion s'interroge sur l'influence qui prévaudra finalement lors de la prochaine élection.
Source : vanguardngr.com.