Défis à Venir pour la FIFA et Infantino Après le Tumulte

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Défis à Venir pour la FIFA et Infantino Après le Tumulte

Le 1er août 2026, Gianni Infantino a vu sa position de président de la FIFA sévèrement menacée après une semaine tumultueuse dans la politique du football. La journée a commencé avec Infantino semblant en sécurité dans son rôle, le plus puissant dans le football, mais cela a changé de manière dramatique après qu'il ait tenté de vendre des participations dans les compétitions de la FIFA à des entreprises d'investissement privé, apparemment sans en informer personne d'autre au sein de l'organisation.

L'Uefa, le critique le plus virulent d'Infantino, a fait un mouvement significatif en menaçant de boycotter toutes les compétitions de la FIFA, y compris la Coupe du Monde. Cela a rehaussé les enjeux pour l'organe directeur du football européen, alors qu'ils ont senti une opportunité de le destituer, surtout avec le mécontentement croissant d'autres fédérations.

La Concacaf, qui avait collaboré étroitement avec Infantino pour la Coupe du Monde 2026, a appelé à une « révision complète » de la direction de la FIFA en raison de la stratégie d'investissement controversée d'Infantino. Plus inquiétant, des pays au sein de la Confédération asiatique de football (AFC), historiquement loyaux envers Infantino, ont commencé à retirer leur soutien. Les répercussions se sont aggravées lorsque Infantino a perdu deux alliés essentiels : le conseiller senior Carlos Cordeiro et le directeur des opérations Kevin Lamour. La situation s'est encore détériorée lorsque l'Uefa a publié un communiqué exprimant sa perte de confiance dans le leadership d'Infantino.

Que se passe-t-il ensuite ? Plusieurs possibilités s'offrent à Infantino, chacune étant semée d'embûches. Le chemin le plus rapide vers sa sortie pourrait être une démission volontaire, semblable à celle de son prédécesseur Sepp Blatter en 2015. Alternativement, Infantino pourrait tenter de tenir jusqu'en mars 2027, date à laquelle il doit se représenter pour un quatrième et dernier mandat.

La pression pourrait s'intensifier lors d'une réunion d'urgence du Conseil de la FIFA, qui serait convoquée si 19 des 37 membres de la FIFA le demandent. Cependant, il n'est pas certain que ce seuil puisse être atteint. Si elle a lieu, cette réunion doit se tenir dans les deux semaines, et les membres pourraient appeler Infantino à présenter sa démission — ce que ce dernier pourrait simplement refuser, augmentant ainsi encore la pression.

Si une tentative de coup échoue, un congrès extraordinaire des 211 associations membres de la FIFA pourrait être organisé si un cinquième, soit 43 associations, en fait la demande par écrit. L'Uefa, avec ses 55 nations, peut déclencher ce congrès extraordinaire quand elle le souhaite, ce qui prendrait au minimum deux mois, mais il n'y a aucune garantie de succès. En effet, cela constituerait une élection de facto sans qu'il y ait d'autre candidat, alors qu'il faudrait 106 votes pour dépasser un vote de défiance. L'Uefa a 55, l'Afrique 54, l'Asie 46, la Concacaf 35, l'Océanie 11 et la Conmebol 10. L'Afrique, la Conmebol et l'Océanie n'ont pas critiqué le plan d'Infantino. Alors, l'Uefa pourrait-elle atteindre 106 ? Au total, 136 pays ont officiellement rejeté le plan d'investissement, mais voter pour rejeter une idée n'est pas la même chose que voter pour chasser Infantino.

Les candidats potentiels pour remplacer Infantino pourraient ressortir de l'Uefa et des critiques d'Infantino. Une figure qui peut attirer le soutien de ces pays au sein de la Concacaf, de l'Afrique et de l'Asie, qui auraient pu être loyaux envers Infantino mais pourraient être persuadés de changer de camp, semble cruciale. Le président de la Concacaf, Victor Montagliani, et le président de l'AFC, Sheikh Salman bin Ebrahim Al Khalifa, apparaissent comme des candidats potentiels.

Malgré l'improbabilité de la destitution d'Infantino dans des circonstances d'affaires normales, le football, bien sûr, n'est pas une entreprise normale. Infantino a dit que son intention était de rassembler toutes les parties intéressées dans les jours et semaines à venir. À mesure que le temps passe, les chances qu'Infantino puisse persuader ses anciens alliés que son plan était juste une anomalie pourraient s'améliorer. Pour l'Uefa, la question est de savoir si elle peut créer une situation où Infantino n'a d'autre choix que de démissionner. Mais s'il y a une chose qui pourrait nuire davantage à Infantino, ce serait que des sponsors majeurs s'éloignent de l'organisation. Les géants qui ont arrêté leurs contrats de sponsoring pendant le scandale de 2015, tels que Sony, Emirates et d'autres, n'ont pas encore signalé leur retrait, mais cette saga a le potentiel de durer.

Source : bbc.co.uk.

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